De retour de Suède !

samedi 25 octobre 2008

6 H 6 minutes

Premier Raid Nature.
Trail, run and bike, VTT sur carte/roadbook et CO.
Chavirage en kayak dans la Marne...

PIC_0022Et une cheville droite en moins.
J'ai donc déposé forfait pour la première fois de ma vie pour le duathlon de Souppes.
Et j'ai remis à plus tard mes entrainements de MNS.

Difficile de trouver à Paris un bon médecin du sport qui sache traiter efficacement une entorse sans l'immobiliser. Car ce n'est pas l'accident de l'individu lambda obèse qui se tord la cheville en courant après le PC2 de la RATP en allant au travail...

Résultat : repos forcé en continuant de travailler debout au bloc 14 H d'affilée...

Mais je n'ai pas à me plaindre. Le prochain semestre en chirurgie digestive adulte dans un bâtiment titanesque semble pire. Les vacances de Noël sont refusées, moi qui souhaitait faire amende honorable en rendant visite à ma famille...

Le choix de chirurgien pédiatre n'est donc pas un choix facile à assumer et à concilier avec sa vie privée. On ne le répète pas assez sur les bancs de la faculté de médecine que ce métier est un sacerdoce, mal payé, non reconnu par les patients, les médias et le reste...

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lundi 13 octobre 2008

Tout est dit

Entre doutes et incompétences professionnelles, indisponibilité hospitalière exclusive et totale, flou sportif, même la vie amoureuse perd tout son sens et certains gardent le sens de la tournure :
" Je ne peux aimer par défaut tes défauts ". Tellement plus sincère par SMS...

Je trouve ma vie merdique. Pas seulement une semaine de loose, entrecoupée de contre-performances, doutes, bourdes et autres désagréments hospitalo-administro-universitaires.
Je trouve réellement que ma vie c'est de la merde concentrée. Aujourd'hui, j'ai craqué. Barré de mon service à midi après une nuit blanche.
Et là je prends le temps de penser, chose que je fais rarement. Penser à moi. Analyser. Et oublier les 21 gardes et astreintes du mois.

Que m'apporte ma vie ? Qu'est ce qui me donne le sourire ?
A part savoir que mes amis et mes proches sont heureux... et que je les envie secrètement.

J'en ai marre de passer un temps incalculable au travail, couillonné par des chefs et une administration plus mesquine encore que les traders américains.
J'en ai marre du temps alors.
De voir que je n'avance plus, que je recule même. Que je n'ai plus la force d'être compatissant, de faire preuve d'empathie. Que je ne lis plus, ni même n'étudie.
Que je ne suis toujours pas inscrit à la fac, alors que la dead line est toute proche, signe de mon désinvestissement même à devenir docteur.
Côté garçon, à force de consommer du speed sex, j'en oublie qu'à mon âge, on cherche plus l'amour que la baise. Mais force est de constater que Paris ne m'aide pas à m'en sortir, tiraillé entre sortir du communautarisme ambiant et m'outer réellement pour faire taire des rumeurs pesantes.

La solution, j'en vois peu. Les alternatives radicales ne sont pas présentes. Mais les remèdes homéopathiques, ni même le sport ne sont plus assez efficaces.
Pour le moment, et contre toute attente, je me suis mis à fumer. 5 par jour par plus, inhibant tout tremblement d'attitude de l'apprenti sorcier stressé et annihilant tout surplus de pensées quand le cerveau est noyé dans un nuage hypercapniant, relayé par la boucle du plaisir nicotino-dépendante.

Ma seule angoisse, tomber encore plus profond et ne savoir comment revenir à la surface...

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dimanche 21 septembre 2008

Mon premier longue Distance....

TorseOn appelle cela maintenant un Half Iron Man, pour faire croire que l’on peut rivaliser avec ses coureurs de l’extrême qui sacrifient beaucoup pour être juger par les Divinités du Sport.
Les anciens ne reconnaissent plus le traithlon ancienne formule où drafting et dopage n’étaient pas encore présents.

Donc, entre super sprint, sprint, distance olympique, ancien B, C ou D, on s’y perd un peu, comme sur les pseudo-pistes cyclables des trottoirs de Paris, où se mêlent piétons, Vélibs, poussettes, voies de garage, lieu d’insulte en tout genre (et de PV aussi)...
Pour ma part, après une petite saison où j’ai tout de même fait plus que ma 1° année sur Paris, j’ai eu la surprise d’être inscrit au Triathlon International (car proche de la frontière espagnoles !) de St-Jean-de-Luz dit Longue Distance (2,5-80-20) qui a vu comme second l’année dernière Laurent Jalabert, la dynamite médiatique de notre sport aux trois disciplines.

Ne voulant pas finir sur les rotules, je me suis bien entraîné dans ma région natale en juillet mais le volume et l’intensité se sont amoindris en août, avec une reprise sur les chapeaux de roue au travail et une alternance induite d’astreintes et de gardes... J’avais déjà dit que je ne ferai plus de triathlon après une semaine d’astreinte, et pourtant j’ai dû assumer mes responsabilités d’interne lambda pendant les huit jours avant la course, empêchant tout entraînement sérieux et digne de ce nom. Cela m’a donné quand même le temps de faire le plein de sucres lents, en mangeant correctement pâtes, riz, blé et petits pois... Vive la digestion difficile et les désagréments en retour !

Me voici donc parti vendredi soir pour le Pays Basque, après un transfert galère dans Paris, car je devançais le périple du Pape entre Paris et Lourdes...

Arrivé tardivement à minuit à St-Jean-de-Luz, mais accueilli chaleureusement par un couple d’amis de Saint-Etienne, qui s’était occupé des détails purement matériels – bungalow et gateau énergétique !

La météo était catastrophique, grosse pluie toute la nuit, route détrempée...

Six cents personnes au départ le samedi midi... Sous la pluie. Nage dans la Baie de Saint-Jean-de-Luz, avec une houle impressionnante au drapeau rouge orangé qui a fait peur à pas mal de concurrents. Déjà quelques abandons avant même la mise à l’eau. Sortie à l’australienne annulée pour cause d’une vague de bord trop forte.

 

MP_copieJ’ai décidé de faire tout en prudence vu le manque de foncier. La nage se passe bien, je double ceux qui sont partis trop vite. L’eau salé, le courant et les vagues ne me gênent pas trop, le seul problème est la pluie qui empêche une bonne visibilité des bouées.

Sortie en 51 minutes, je ne suis pas trop fatigué, mais la transition est longue car je ne veux pas me refroidir sur le vélo. Départ donc avec tenue complète et brassière pour 80 kms vallonnés. Tout va bien jusqu’au deux tiers où j’apprécie tranquillement la route et le paysage. Mais dès le retour en vent de face, et la décision de me ravitailler un peu trop peut-être, premier coup de barre, augmenté par la venue sur moi d’un peloton drafting de 50 concurrents, qui n’ont aucun respect du règlement. Honte à eux, j’ai ma conscience pour moi.

Je rejoins donc à 25 km/h les 10 derniers kilomètres et me prépare pour la course à pied.

Départ très à l’aise pendant 10 kms sur la base de 45 minutes puis second coup de barre, plus marqué. Je rejoins difficilement la ligne après une course à pied de 1H57. J’aurai était plus vite en marchant sur les mains.

Total : plus de 5H30 pour un premier LD, félicité par mes amis. Ph. a fait une course correcte. Et son amie se classe seconde, après une course époustouflante et le vingtième-cinquième temps au scratch...

Pour une première expérience, c’était correct. Je me suis fait plaisir, je rentre non fatigué et sans courbature.
Mais je ne suis pas prêt de me mette sur plus loin.
Restons encore à distance des Dieux du Sport Extrême... et concentrons sur l’avenir professionnel (et le BNSSA...)

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mercredi 9 juillet 2008

Quizz d'externe

Esculape en interne d'orthopédéie, ça donne beaucoup de gaffes, de fous rires et de maladresses. Je suis comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, omettant de demander le côté aux patients opérés, oubliant les anticoagulants ou confondant métacarpien et métatarsien...
Mais la palme revient ce jour à mes deux externes "d'une grande fac parisienne", comme ils aiment le répéter...

- Esculape, Esculape, on peut t'accompagner ce jour ?
- Vous savez, ça change pas d'habitude... Une accumulation de PTH et de PTG sans pause pipi ou boisson !
- Pourtant, le programme semble plus intéressant avec cette tumeur du genou.

Je sais bien que je ne suis pas très motivé par ces 6 mois de menuiserie humaine mais comment aurait-je pu sauter cette pathologie tumorale face à l'avalanche de troubles fonctionnelles où se suivent fainéants, hystériques et autres victimes des AT du week-end ?

- Mais de quoi vous parlez ?
- Ben de la salle 5...
Salle qui bien sûr ne m'est pas dédiée, mais spécialisée dans le digestivo-proctologique.
Je lis avec surprise le nom de l'intervention affiché sur le tableau Véléda à l'entrée du bloc : Condylome....

Confondre condylome et une tumeur du condyle (partie distale du fémur) m'a fait pouffer de rire.
Pour l'explication, elles ont dû attendre l'intervention d'un gentil IADE homosexuel - cherchez bien, y en a toujours un par bloc, l'histoire des quotas me direz-vous ! - qui s'est chargé de l'enseignement... J'espère qu'il ne leur a pas fait part de son expérience personnelle...

PS : Résultats des ECN tombés ce jour. Félicitations à ceux qui ont réussi brillamment. Pour les autres, on s'épanouit tellement dans des sphères si différentes de la médecine que vous trouverez bien votre voix une fois lancé dans l'internat.

Posté par Esculape à 19:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 1 juillet 2008

2.22'22''

080622_TriathlonParisNice21

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mardi 20 mai 2008

Première Coupe de France Universitaire

Jusqu’au dernier moment, je ne pensais me présenter sur ce CD à Poitiers, support du championnat régional de Poitou-Charentes et du Championnat de France universitaire – un interne étant inscrit à la fac jusqu’à ses trente ans au moins - qualificatif pour les Mondiaux en Turquie.

J’avais eu peu le temps de m’entraîner entre mon dernier séjour outre-Atlantique et la course mais je partais content. Heureux de sortir de Paris, respirer un autre oxygène que celui aseptisé du bloc opératoire ou sursaturé en hydrocarbures de l’atmosphère francilien. Faire un peu de vélo et voir mes anciens coéquipiers de St-Etienne et mon entraîneur fétiche et ami Philippe L.Départ en retard de Paris le 7 mai au sortir d’une garde, avec une arrivée à 3H du matin dans un hôtel du Futuroscope, la faute à une location auto poussive et un trafic perturbé par un de ces grands week-ends de mai.

La nuit est courte mais réparatrice et je me lève sans difficulté, la fleur au fusil et les barres énergétiques en bandouillère. Le petit déjeuner entre triathlètes me permet de remémorer de tendres souvenirs et … de recharger les batteries avant cette distance olympique.

On entreprend la reconnaissance de la partie vélo le matin, à un rythme soutenu (à mon avis) sur des routes plates et dégagées autour de Châtellerault. La seule difficulté reste une côte au milieu sur 1 km négocié sans trop de mal.
IMG_2321

La course débute vers 14 H, avec une eau froide et des concurrents affûtés.
La partie natation, contrairement à d’habitude, effectuée dans la Vienne à 14°C, est une catastrophe. 37 minutes sur un 1500 m ! Ri-di-cu-le ! Les crampes se font sentir dans l’eau et la nouvelle combi ne m’est d’aucun secours. En fait, les 1500 m sont plus proches des2 kms et les derniers 250 m s’effectuent à contre courant.

Comme d’habitude, je me fais un peu doubler en vélo mais c’est peut-être sur cette partie que je prends le plus de plaisir. Pas de drafting autorisé mais comme je coure seul, je n’en ai pas l’occasion. Le moral flanche quand je m’aperçois que les premiers concurrents finissent leur premier tour et fondent sur moi. Je vois même que la première féminine est parmi les 20 meilleurs. C’est Caro P., membre de St-Etienne et étudiante en médecine.

IMG_2354_2_
La course à pied reste aussi un calvaire. Perclu de crampes, mais sans hypoglycémie, les 10 kms sont difficiles. Je récupère quelques places mais le temps est médiocre. 55 minutes ! J’aurai été plus rapide en marchant…Finalement, je conclus l’épreuve en un peu moins de 3 heures, classé dans les profondeurs. Dernier de ma catégorie d’âge mais premier de Paris - car le seul représentant :)

Ne reste plus qu’alors à féliciter l’équipe fille de l’ASMSE Tri 42 qui place ses 3 filles aux 3 premières places universitaires, permettant à C. de participer au Championnat du monde en juin. Très fière d’elle et envieux de sa hargne et de ses capacités physiques.

Je rentre tard de ce triathlon, juste le temps de rendre ma superbe 207 pour récupérer un minimum avant une nouvelle garde. Prochain rendez-vous fixé fin juin à Paris pour une meilleure nage, j’espère, dans la Seine.

Espérons que les entraînements seront plus réguliers, sachant qu’il y aura une pause jusqu’à début juin pour cause d’examens… et la rédaction d'un mémoire succulent sur les suppurations de la marge anale : étude en double aveugle et triple toucher sur une cohorte personnalisé et trié sur le volet...

Points positifs :
-
faire un triathlon en prenant enfin du plaisir à vélo
- sortir de Paris
- revoir d'anciens coéquipiers

Points négatifs :
- la natation, que ce soit pour le temps, le style et les sensations
- la
trifonction avec fermeture à glissière postérieure ! Pas pratique en cas d'hyperthermie
- le prix de l'essence !!!

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mercredi 19 mars 2008

Devil

Anne_6___MatthieuPlus le temps de faire du sport,
Plus le temps de se raser, ni même de se laver,
Plus le temps de manger à midi, ou simplement de faire un tour aux toilettes.
Retour dans l'enfer des gardes d'internes pour un salaire minable.
15 jours de pur bonheur aux oubliettes après 36 heures non stop.
Awful...

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dimanche 16 mars 2008

Ne me quitte pas

MainsHave I told you lately how happy I am that you are my man ?
Voyage presque parfait sur des airs de Nina Simone et Dave Koz (délicieux brunch dans sa modeste villa de Beverly Hills)...
L'American Dream se réalisera-t-il comme dans les happy ends hollywoodiens ?
En tout cas, l'Amour donne des ailes. Malgré le décalage horaire et l'absence d'entraînements réguliers (mais tous les acides gras saturés ingurgités pendant deux semaines aident à flotter), j'ai gagné mes trois séries pour ma première compétition de natation de l'année avec des temps honorables. Par contre, l'équipe s'est glissée en avant-dernière position...

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mercredi 27 février 2008

Out of reach

sanfrancisopicY a toujours le revers de la médaille une fois la semaine de gloire accomplie.

Le bouquin publié, la routine reprend le droit chemin : je ne gère plus rien dans ma vie privé, déchiré entre un amant américain qui parfois me considère comme plus et un amant parisien  qui regrette mon hypokalinie chronique lié aux gardes à la pelle. Mieux vaut donc finir les deux relations et devenir à nouveau libre.

US_Flag_3En garde, tout s’enchaine vitesse grand V. Les malfoutouses deviennent monnaie courante, les nuits sont courtes et agitées. Les décès ont commencé après 3 mois de relative tranquillité. Voir mourir un nourisson au bloc reste une épreuve. Mais on l’oublie vite quand on nous ramène rapidement à la triste réalité du quotidien hospitaier : CRH en retard, CRO à gogo, biblio à boucler, études à poursuivre, articles à rédiger... Le tout prend du retard....

Alors même si cela n’est peut-être pas judicieux, les vacances s’imposent.
Hors de portée pendant 15 jours


PS : Pour ceux qui ne m’ont jamais vu et pour ceux qui souhaitent savoir si j’ai – physiquement - changé, un
reportage sur la gastrostomie (à la 24° minutes) a été diffusé sur le Journal de la Santé (France 5) le 25 février. Le Grand Tordu, c’est bibi.

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dimanche 10 février 2008

Proudly

Y a des fois où l'on est pas peu fier du travail accompli.
Je ne parle pas de mes conquêtes du week-end qui me rappellent à bas bruit mes errances nocturnes derrière la piscine.
Je n'évoque pas non plus ma dernière relation qui s'éternise en mails et appels outre-atlantique, se concrétisant même par un repas aux chandelles plus vite que prévu.
Je ne pense même pas au médicore temps qui a conclu les 10 kms autour du Bois de Vincennes. On en mérite que ce que l'on récolte et comme la saison est ponctuée de "trous" liés à des gardes à gogo, le foncier ne suit plus.

Mais ma fierté est tout autre, comme souvent, lié à mon métier. Ma vie.
Le bouquin est finalement publié. Mon bouquin. Une fois en mains, on est conscient de l'effort fourni. Certes, des détails liés à ce qu'on nomme vulgairement la propriété intellectuelle ternissent le bouquet final mais qu'importe.

Il est référencé sur Amazon (et j'apprends qu'un de mes aïeuls étaient ami d'Aristide Briand) pour ceux qui connaissent mon nom. Mais il ne traite que de pathologies de l'appareil génital. Je n'ai pas encore la plume d'un écrivain...

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