imgp0103Je n’ai pas pris l’habitude de vous parler de ma famille en particulier, de mon père en général. Ne s’épanouissant (je préfère le Verwirklichung allemand mais la traduction ne colle pas) pas dans son travail – le CIO n’existant pas à son époque, le choix était facile à la fin de la primaire. Tu iras en mécanique si tu es fils de cheminot ou de mineur… - il réalise sa seule passion, son seul plaisir en rentrant à la maison. Pour certains, c’est le sport, la lecture ou l’écriture. Lui, c’est la terre. Mettre les doigts dans la glaise, planter des graines pour en cueillir des légumes, arracher la mauvaise herbe, c’est son dada… Paysan dans l’âme, il a agencé notre maison comme une ferme qui offre un merveilleux jardin aux succulents légumes biologiques (il s’en défend mais je lui fait rappeler que l’eau de pluie n’est pas si « propre ») – même les endives ! - dont nous nous délectons quand l’hiver n’a pas été trop rude.

Mais ce qu’il préfère avant tout c’est la cuniculture. Mon père est cuniphile ( ?). Les esprits mal tournés y verront des jeux de mots dont je me suis déjà bien amusés… Il élève des lapins l’hiver – je m’en occupe l’été quand Monsieur part en vacances… Les pauvres !

Et la nouvelle de ce matin est la naissance de nos futurs civets, des boules de poils aveugles que protège farouchement Maman Lapin au fond de son clapier (ce qui explique la photo de mauvaise qualité).

Comme toujours, mon père est fou de joie… Me rappelle même pas qu’il ait eu la même réaction pour mon concours de P1…