Y a des fois où l'on est pas peu fier du travail accompli.
Je ne parle pas de mes conquêtes du week-end qui me rappellent à bas bruit mes errances nocturnes derrière la piscine.
Je n'évoque pas non plus ma dernière relation qui s'éternise en mails et appels outre-atlantique, se concrétisant même par un repas aux chandelles plus vite que prévu.
Je ne pense même pas au médicore temps qui a conclu les 10 kms autour du Bois de Vincennes. On en mérite que ce que l'on récolte et comme la saison est ponctuée de "trous" liés à des gardes à gogo, le foncier ne suit plus.

Mais ma fierté est tout autre, comme souvent, lié à mon métier. Ma vie.
Le bouquin est finalement publié. Mon bouquin. Une fois en mains, on est conscient de l'effort fourni. Certes, des détails liés à ce qu'on nomme vulgairement la propriété intellectuelle ternissent le bouquet final mais qu'importe.

Il est référencé sur Amazon (et j'apprends qu'un de mes aïeuls étaient ami d'Aristide Briand) pour ceux qui connaissent mon nom. Mais il ne traite que de pathologies de l'appareil génital. Je n'ai pas encore la plume d'un écrivain...