TorseOn appelle cela maintenant un Half Iron Man, pour faire croire que l’on peut rivaliser avec ses coureurs de l’extrême qui sacrifient beaucoup pour être juger par les Divinités du Sport.
Les anciens ne reconnaissent plus le traithlon ancienne formule où drafting et dopage n’étaient pas encore présents.

Donc, entre super sprint, sprint, distance olympique, ancien B, C ou D, on s’y perd un peu, comme sur les pseudo-pistes cyclables des trottoirs de Paris, où se mêlent piétons, Vélibs, poussettes, voies de garage, lieu d’insulte en tout genre (et de PV aussi)...
Pour ma part, après une petite saison où j’ai tout de même fait plus que ma 1° année sur Paris, j’ai eu la surprise d’être inscrit au Triathlon International (car proche de la frontière espagnoles !) de St-Jean-de-Luz dit Longue Distance (2,5-80-20) qui a vu comme second l’année dernière Laurent Jalabert, la dynamite médiatique de notre sport aux trois disciplines.

Ne voulant pas finir sur les rotules, je me suis bien entraîné dans ma région natale en juillet mais le volume et l’intensité se sont amoindris en août, avec une reprise sur les chapeaux de roue au travail et une alternance induite d’astreintes et de gardes... J’avais déjà dit que je ne ferai plus de triathlon après une semaine d’astreinte, et pourtant j’ai dû assumer mes responsabilités d’interne lambda pendant les huit jours avant la course, empêchant tout entraînement sérieux et digne de ce nom. Cela m’a donné quand même le temps de faire le plein de sucres lents, en mangeant correctement pâtes, riz, blé et petits pois... Vive la digestion difficile et les désagréments en retour !

Me voici donc parti vendredi soir pour le Pays Basque, après un transfert galère dans Paris, car je devançais le périple du Pape entre Paris et Lourdes...

Arrivé tardivement à minuit à St-Jean-de-Luz, mais accueilli chaleureusement par un couple d’amis de Saint-Etienne, qui s’était occupé des détails purement matériels – bungalow et gateau énergétique !

La météo était catastrophique, grosse pluie toute la nuit, route détrempée...

Six cents personnes au départ le samedi midi... Sous la pluie. Nage dans la Baie de Saint-Jean-de-Luz, avec une houle impressionnante au drapeau rouge orangé qui a fait peur à pas mal de concurrents. Déjà quelques abandons avant même la mise à l’eau. Sortie à l’australienne annulée pour cause d’une vague de bord trop forte.

 

MP_copieJ’ai décidé de faire tout en prudence vu le manque de foncier. La nage se passe bien, je double ceux qui sont partis trop vite. L’eau salé, le courant et les vagues ne me gênent pas trop, le seul problème est la pluie qui empêche une bonne visibilité des bouées.

Sortie en 51 minutes, je ne suis pas trop fatigué, mais la transition est longue car je ne veux pas me refroidir sur le vélo. Départ donc avec tenue complète et brassière pour 80 kms vallonnés. Tout va bien jusqu’au deux tiers où j’apprécie tranquillement la route et le paysage. Mais dès le retour en vent de face, et la décision de me ravitailler un peu trop peut-être, premier coup de barre, augmenté par la venue sur moi d’un peloton drafting de 50 concurrents, qui n’ont aucun respect du règlement. Honte à eux, j’ai ma conscience pour moi.

Je rejoins donc à 25 km/h les 10 derniers kilomètres et me prépare pour la course à pied.

Départ très à l’aise pendant 10 kms sur la base de 45 minutes puis second coup de barre, plus marqué. Je rejoins difficilement la ligne après une course à pied de 1H57. J’aurai était plus vite en marchant sur les mains.

Total : plus de 5H30 pour un premier LD, félicité par mes amis. Ph. a fait une course correcte. Et son amie se classe seconde, après une course époustouflante et le vingtième-cinquième temps au scratch...

Pour une première expérience, c’était correct. Je me suis fait plaisir, je rentre non fatigué et sans courbature.
Mais je ne suis pas prêt de me mette sur plus loin.
Restons encore à distance des Dieux du Sport Extrême... et concentrons sur l’avenir professionnel (et le BNSSA...)