De retour de Suède !

Pourtant j'aurais dû y rester...

mardi 3 juillet 2007

Fcrank-like

fcrank3Like a Virgin que je ne suis plus. Like Fcrank à qui je remettrai encore en retard ma toute première honte.
Première fois qu’un de mes patients, trop tôt enterré, réssuscite. Première fois que je pleure pour lui tant son histoire m’a affecté. Première fois que je vois deux arrêts sous mes yeux, sans ne pouvoir réagir promptement. Première fois que j’admire l’aisance des réanimateurs entre cathécolamines, respirateur et coeur artificiel.
Première fois que je ne trouve pas que les Néerlandais sont beaufs et arrogants, il faut dire que leur expliquer dans un anglais timide la technique opératoire que je maîtrise à peine ne facilite pas à me libérer.
Premier tonus aussi, ou comment embrasser un collègue de travail devant ses Chefs et trouver des alibis et des excuses oenoliques pour justifier ce passage à l’acte.

ruquier_on_est_pas_couchePremière soirée au ShowCase dans un cadre magnifique, idéalement escorté par deux étudiantes Erasmus germaniques à en faire pâlir de jalousie Laurent Ruquier présent pour l’occasion.
Première claque dans le Noctilien numéro 11 où je n’ai pu que m’interposer devant les coups d’un groupe de jeunes sur un mec sans défense. Première fois que je me retrouve au poste, racontant à des fonctionnaires habitués l’absence de réactions des 30 autres témoins, qui, bien sûr, n’ont ni rien vu, ni rien entendu.

Première fois que je n’embrasse pas un homme en écoutant Relax de Mika. J’aurai pu me jeter sur Matoo (reconnu au premier coup d’oeil, quel physionomiste !) mais il était bien trop occupé...
Première fois que je me mets, moi aussi dans la peau d’un connard, puisque je ne sais plus où aller avec celui sur lequel j’ai jeté mon dévolu : Eric, Nicolas, Cédric, Emilien... Les noms viennent mais les rêves ne restent pas. La tribologie n’est pas mon fort en ce moment.
Première IRM cérébrale dont les résultats se font attendre, après un premier voyage en première classe. On prend vite goût au luxe.
Première fois que mon éditeur me met autant la pression. Comme d’autres, j’écris... Mais c’est une autre histoire...

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mercredi 10 janvier 2007

Original

J’aime bien le mois de janvier quand il neige et il fait froid. A défaut d’un temps de saison, c’est aussi le moment d’envoyer et de recevoir des voeux. Par tous les moyens. C’est une saison parfois hypocrite mais c’est encore et toujours l’occasion de reprendre contact avec des amis perdus de vue, des rencontres oubliées, des souvenirs éteints.
J’admire surtout l’originalité des messages de Bonne Année. Certains ont un don qui me dépasse.

Cette année, les candidats furent nombreux et le jury – forcément despotique et tyrannique - a eu fort à faire pour les départager.

Quatre catégories sont donc récompensées par mon sourire et ma bonne humeur. La parité a été respectée, une fois n’est pas coutume.

1) Dans la catégorie SMS des plus originaux, l’Esculape d’Or revient à ma feu PH, dont l’AP-HP se sépare sans ménagement. « Je te souhaite d’abord la santé pour les gardes et pour les positions acrobatiques lorsqu’on aura trouvé la personne de nos nuits qui deviendra celle de notre vie. »

Marie_Antoinette_DOA__2_2) Dans la série classique des cartes de voeux postales, la victoire est, sans conteste, attribuée à un Suédois new-yorkais, qui a eu l’étourderie d’envoyer la photo à l’adresse de mes parents. La justification a été difficile à inventer.
Sa légende est génialement drôle : «  Queen Marie Antoinette says : Eat cake but do cardio too ! »

3) Les mails restent toujours courtois, voire impersonnels. Mais un PU-PH local a su mettre des formes, quand la motivation et la volonté d’aller de l’avant manquent à l’appel. « ...
que les services parisiens te procurent la formation dont tu es particulièrement digne ». Stimulant.

4) Enfin, le prix d’Excellence est, une fois n’est pas coutume, l’oeuvre de l’irremplaçable
HellCat. Sa carte lubrique, où elle avoue ses penchants pour le Gros Barbu, son cadeau classe, utile et lourd au poignet et sa bouffée d’oxygène pour cette Nouvelle Année. Ses photos ont ravivé un brin de nostalgie, comme si ma vie sur Paris n'était pas ce que j'avais envisagé. Mais c'est aussi un bon moteur pour prendre la vie du bon côté et savoir que je rentrerai, ce sera seulement pour profiter de nos forêts et de nos montagnes.

Inspirez, sentez l’air pur, évadez vous. C’est cadeau. Directement de chez nous, au gré de ses ballades en amoureuse dans notre belle région.

Belle et Heureuse Année à tous !

Pilat














PIlat_9














Pilat_12














PIlat_13

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jeudi 14 septembre 2006

Arithmologie

Un jeune médecin qui va dans le 75 après avoir vécu dans le 42, qui va habiter dans le 13ème et qui est né un 14/09 doit être aujourd'hui agé de .....
Faisons un rapide calcul pour vérifier : 75 - 42 - 13 + 14 - 9 = 25 !
25 ans, ça doit être ça.
Toute erreur de date est bien entendu indépendante de ma volonté et doit être imputée soit à l'informatique soit à l'arithmétique, c'est automatique.

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mercredi 6 septembre 2006

Fin de cycle

Comme l'externat se termine,
Que ma vie ici aussi.
Comme diplomatiquement, je suis nul.
Et que beaucoup de personnes le savent.
Et qu'ils en profitent.
Je mets un terme momentané à cet espace de liberté.
Le seul que j'avais su préserver.
Maintenant, à vos armes citoyens.
Mais que je n'y sois plus mélé.
Car je reste un lache, qui ne veut ni sait choisir.
Hej då

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Court

Comprenne qui pourra.
Un appel qui a été trop court, où j'ai été surpris par la rapidité mais la justesse de ses propos.
Un appel qui fait mal. Car je perds beaucoup.
Quelqu'un avec qui je commençais à me lier. Qui a su trouver les mots justes pour me motiver cette année, pour me faire croire que la vie n'est pas moche.
Mais apparement, je ne suis pas doué en relations sociales et en amitié. J'ai gâché le lien sacré qui m'unissait à mon frère. Je casse à nouveau le difficile équilibre que je me construis.
Définitivement, je suis stupide. Mais je ne m'en rends compte que lorsque l'on me le dit franchement.
Désolé.

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lundi 28 août 2006

Cela s'appelle l'Aurore

Elle me connaît bien. De mieux en mieux. Trop peut-être.

Mes barrages s’effondrent quand elle est proche de moi. Elle est ma confidente, ma moitié, mon alter ego au féminin, mon amie. On a parfois le même humour. On a les mêmes goûts en matière de garçon. On a les mêmes aspirations professionnelles. Elle m’a tellement aidé cette année que je ne saurais jamais comment la remercier. Elle a su me faire comprendre le BA-ba de le neurologie, me faire saisir le sérieux et l’abnégation nécessaire à la réussite dans les études. Elle a su me dire stop quand j’en faisais trop. On a les mêmes réflexions sur la vie. Les mêmes réflexes en médecine, les mêmes idiomes devant certaines affections.

Inconsciemment, elle remplace sûrement le double que j’ai perdu. Je ne pensais pas pouvoir retrouver une relation aussi forte. Et je m’en défendais presque aussi. Car la chute fait encore plus mal. Et je n’ai pas envie de me blesser une nouvelle fois. Car la cicatrice myocardique qui en découle se fibrose. Et la fibrose perd de l’élasticité. La puissance intrinsèque chute. Et l’on perd pied…

Elle découvre surtout qu’Esculape n’est qu’un vil fanfaron. Un simple vantard. Un crâneur de première espèce.
Que ses exploits ne sont qu’imaginaires. Que le pitre qu’il décline socialement n’est que façade. Que le jardin secret qu’il tente de préserver lui a été ouvert de façon fortuite et maladroite. Esculape cache sa véritable personnalité, ment souvent et omet de grandes pages de vérité.
Mais Elle est loin d’être stupide. Elle a vite compris.
Et Lui a honte. Toujours. Et de plus en plus.

Ses plus profonds secrets, sa plus grande gêne, son auto-dégout, son déshonneur ont été mis à jour. Il s’en veut de ne pas avoir su se protéger, garder ses distances. Il y repense chaque heure de la nuit qu’il passe à l’hôpital, réveillant de vieilles angoisses, d’abyssales craintes et de sombres tourments.

Espérons que son départ soit un renouveau. Que le Shame on You ophéliewinterien se transforme en renaissance giralducienne, comme il a su si bien l’énoncer au travers de son Electre :
" Cela a très beau nom. Cela s’appelle l’aurore ".

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lundi 24 avril 2006

Paradoxe

pollution_automobileLa consommation moyenne d'une Formule 1 est de 60 litres pour 100 km.
Soient 3,34 km une boucle du parcours du Grand Prix de Monaco, réalisé 77 fois.
23 compétiteurs y participent.
Quelle est la consommation minimale, notée C, de tous les participants (sans compter les tours d'essais) ?

C = 23 * 3,34 * 77 * 60 / 100 = 3549 L

Soit E, la consommation annuelle de la 106 d'Esculape, qui est égale à 900 L.

Donc le Grand Prix de Monaco permettrait d'"économiser" 4 consommations annuelles de pétrole, hydrocarbures, gazole d'une automobile de petite taille...
Sans oublier qu'il y a 18 Grands Prix par an...

Alors, dans une période où l'essence est devenue une denrée rare (donc chère), où la plupart d'entre nous peste contre la pollution urbaine, nos crises d'asthme quand on tente un petit footing trop proche de la Métropole, les effets d'annonce et les communiqués de presse de Son Altesse Sérénissime, le Prince Albert II
de Monaco, ont le don de m'énerver et de me faire sortir de mes gonds.

Lors de son raid au Pôle Nord, il dit avoir voulu ainsi attirer l'attention du plus grand nombre sur les conséquences des changements climatiques "accentués par l'impact de toute l'activité humaine sur la nature".
Sur son site, on peut lire que ce raid
servira aussi de support à une campagne destinée à sensibiliser l'opinion mondiale aux enjeux planétaires que représentent, à court terme, les risques liés au réchauffement climatique et aux dangers des pollutions d'origine industrielle dont l'impact est particulièrement aigu dans l'Arctique.

Je hais l'hypocrisie et les annonces paradoxales.
Je préfère largement l’aventure de Nicolas Vanier.
Et j'irai bientôt en vélo à l'hôpital.

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mardi 18 avril 2006

C’est le pied ?

pieds_esculapeLorsque la tête est embuée par le brouillard, les yeux scotchés devant la fenêtre à contempler passivement les giboulées d’Avril, le corps enfermé en maison de retraite, on ne fait que penser… Penser à soi-même et me voilà réfléchissant sur mes phobies, mes TOC, mes névroses, mes angoisses, mes nombreuses manies qui énervent, dérangent mais dont je suis conscient… Par les autres bien sûr qui ne les comprennent pas par définition…

Je ne me rappelle plus exactement la date du début des troubles mais cela semble avoir commencer dès la petite enfance, la maternelle et l’arrivée des beaux jours. Dès que le soleil pointait ses chaleureux rayons, l’obligation parentale était intransigeante : manches courtes, jambes dévêtues et … sandales, nu-pieds, ou comme dirait Zep dans la bouche de Titeuf, « des chaussures à orteils apparents ».

pieds_esculape__6__bisJe détestais déjà mes pieds quand j’étais petit et ceux des autres – adultes ou enfants – me donnaient la nausée. Le calvaire reprenait son droit cycliquement, au printemps et ne s’arrêtait qu’en automne où je priais secrètement pour que la pluie, le froid et les mauvais jours fassent leur réapparition. Je suis donc podophobe (et pas pédéphobe ou pédophobe) : je hais les orteils, j’exècres les espaces interdigitaux, je déteste les phanères des extrémités inférieures. Pour moi, les pieds sont la partie la plus abjecte du corps humain, sans raison apparente. Jusqu’au dégoût profond, l’aversion totale, proche du vomissement fécaloïde. Seuls les pieds qui n’ont pas encore foulé le sol – avant un an, je sous-entend - peuvent entrer dans la catégorie « acceptable ».

Ce qui me surprend reste mon ambivalence latente à ce sujet et mes contradictions qui me dominent. Tout d’abord, à l’opposé des pieds, ce que je préfère chez l’Homme, ce que je regarde à la première rencontre, ce qui m’attire et me plait, sont les mains : de longs doigts un tantinet larges, des ongles entretenus, une paume puissante, forte, prête à des massages agréables… Ensuite, j’ai développé une attitude contra-phobique, une psychothérapie comportementale pluri-hebdomadaire en me rendant à la piscine municipale. Je m’y astreins consciencieusement, mais la répugnance ne passe pas, au contraire même. Heureusement que mon amblyopie m’empêche de trop observer…

Lors de mon dernier passage sur une plage, en août 2004, au Pays Basque, je préparais une course en mer. Un week-end de trois jours, histoire de retrouver l’air iodé qui remonte si bien le moral. Entraînement donc les deux jours précédant la compétition. Me voilà les pieds dans le sable, chaussettes aux pieds, objet du ridicule, témoins de remarques incongrues par des inconnus. Que faire ? Sur une plage, deux solutions s’offrent à moi : les chaussettes ou bien enfouir les pieds dans le sable fin et marcher sans lever le talon comme un patient atteint de poliomyélite et sa marche talonnante…

pieds_esculape__7__bisMon séjour en Suède aura eu un effet bénéfique car les soignants ont l’obligation de porter des sandales à l’hôpital. Mais comme le froid règne souvent en Scandinavie, les chaussettes sont les bienvenues et cachent les horreurs. C’est vrai que j’ai à nouveau été la cible des rires lors de mes gardes aux urgences, quand j’ai sorti mon attirail Arpenaz de chez Décathlon et chaussettes de tennis blanches. Et je provoque toujours un petit rictus de moquerie quand je me retrouve en tenue d’Adam, proche de l’amant idéal, monté comme un vieux Beauf digne de l’équipe du Splendid au Club Med, avec ma triptyque montre-lunette-chaussettes…

Et mon malheur continue sans cesse à l’hôpital lors de mes stages en orthopédie, en gériatrie et mes remplacements infirmier. Bas de contention, massages anti-escarres, soins de podologie animent mes journées et hantent mes nuits. Une fois passée l’odeur insupportable des fungi croupissant entre les orteils des diabétiques, je reste professionnelle, accomplis ma tâche et me lave frénétiquement les mains au Manugel pour tenter de faire disparaître cette phobie sale, dégoûtante, répugnante et … complètement absurde.

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mercredi 15 mars 2006

Double première fois !

premi_re_foisSur le modèle de Fcrank (en espérant ne pas le froisser devant ce plagiat, mais « l’Elève est loin de dépasser le Maître »), je vais vous conter ma double pénétration (oups, erreur de frappe, c’est Ron qui la raconte le mieux. Plus dix places chez Google !) première fois de cette journée.

19 H, début de la conférence de psychiatrie. Première « première fois ». Premier cours de psy (module validé en Suède), première colle aussi, première rencontre pédagogique avec un psychiatre. Ca vaut le détour !
Je me rends compte surtout des méfaits de mon absence scandinave. Dr G. est génialement doué, brillant pour rendre attractive, intéressante et compréhensible une matière obscure, loin des protocoles codifiés de cardiologie ou d’urologie. Et en plus, il est mignon. Tempes grisonnantes, chevelure blonde, petite barbichette un brin libertine, vêtements djeuns…
Mais ce qui me surprend, c’est sa capacité à nous cerner. Il n’est pas là seulement pour nous faire partager ses connaissances, c’est un spectacle à lui tout seul, un psy en action, un vrai, un beau tout neuf !
Son sourire se fige, il nous observe, nous écoute, nous épie. Rires immotivés, regard en quoi, il ne quitte pas sa couverture professionnelle. Il lance quelques remarques : J. est obsessionnel, S. passive dépendante… Comment arrive-t-il à si bien discerner nos personnalités en un clin d’œil ?

Même s’il se trompe sur mon compte (« pervers polymorphe, obsessionnel et narcissique »), il est époustouflant. Un peu hystérique, il théâtralise ses gestes, se penchant sans mégarde sur sa feuille tombée à terre, pour nous donner une jolie vue sur son postérieur nu, non recouvert du tissu réglementaire qu’est le caleçon, boxer ou slip. Il rend la psy accessible, joue les patients et les compare à des héros de séries télé. On commence par Clara Sheller, on finit par Arnold et Willy et il citera de nombreux films primés à Cannes (mais mes connaissances cinématographiques sont bien piètres, je ne connais que Tanguy et les personnages de Brokeback Mountain !).
J’ai adoré, j’ai bien ri, et j’ai appris beaucoup… en attendant le mois prochain et le début du stage…

22 H – 22 H 30, je sors. Vitres gelées, bougies toussotantes, 106 encore réticente à quitter le parking de la fac. Je raccompagne E. jusqu’à chez lui. Dernier rond-point avant son domicile, le brave policier sort de je-ne-sais-où et gesticule devant moi, m’obligeant à m’arrêter. Il en a de la chance que je l’ai vu au dernier moment, sinon il passait sous mes roues l’imprudent ! « Contrôle de police. Permis de conduire et papiers du véhicule ».
(Petit conseil, je glisse toujours ma carte de groupe sanguin dans mon permis. Ca surprend souvent les gendarmes. Je m’explique alors – s’ils n’ont pas vu le caducée – « Vous savez, aux urgences, on aime bien savoir le groupe quand un patient arrive après un AVP… »)

Pas de formule de politesse, ça risque de l’étouffer.

Je n’ai rien contre le métier des agents de l’ordre public (un dans la famille), je les admire même et on a souvent besoin d’eux aux urgences. Mais je déteste leur manque de politesse, de courtoisie.
« Vous avez bu ? »

Bien sûr que non, je sors de l’hôpital. Mais c’est vrai que mon côté Beatles (petit aparté, Achille avait son talon. J’ai la chevelure esculapienne. Pas de coiffeur avant le concours… J’ai d’autres gri-gri mais je ne les révèlerai pas tout de suite) ne plaide pas en ma sobriété.

Deuxième « première fois » : je souffle dans le ballon. Négatif bien sûr.
« C’est bon. Circulez. »

Je repars, sans codes. Nouvelle arrestation. Sans frais.

Etes-vous comme moi ? Avez-vous peur du gendarme ? Même si vous n’avez rien à vous reprocher… Quoi que…

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Pourquoi ne pas créer une Sécurité Sociale ….

garagistePour Automobiles ! Je ne vais pas à nouveau polémiquer sur le système de santé qui régit notre société, car, même si ses défauts sont criants, ses abus manifestes, il reste de qualité, envié de nos voisins européens (et même nord-américains) … mais nous devons tous nous appliquer à en retirer le meilleur pour qu’il persiste.

Bon, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos autos, nos chères petites voitures si utiles quotidiennement mais qui nous empoisonnent la vie dès qu’un frein, une courroie, un radiateur - ou pire un moteur - a décidé de tomber en rade…

Deuxième jour de vacances et le temps perdu bêtement continue… Visite pré-contrôle technique chez le Garagiste, pour un rapide check-up, pour vérifier si ma 106 âgée de 10 ans tient encore le coup et peut me rendre encore de bons et loyaux services.
Appel de Monsieur le Garagiste deux heures plus tard : 4 pièces à changer : câbles et flexibles de freins, cardan, soufflets !
« Vous êtes d’accord ? »

«  Si je dis non ? »

« Elle ne passe pas au contrôle ! »

« Donc faite » (Imaginer ma mine déconfite).
Je déteste cette mise à mort, cette position pieds au mur, l’absence d’autre réponse que d’acquiescer devant la puissance du garagiste, qui n’est sans me rappeler la position du médecin face au malade… Mais autant je me sens doué en mécanique humaine avec nos tuyaux intestinaux, nos vaisseaux sanguins, notre double moteur cardiorespiratoire et cérébral autant je me sens nul en mécanique automobile et il sait bien qu’il peut m’entuber à tout moment.

Pas le temps de passer à la banque vérifier que mon compte est assez approvisionné (il ne l’est pas, j’en suis sûr).

Retour à 17 H chez mon tortionnaire financier. Douche froide, près de 600 euros de réparations, trois fois mon salaire mensuel (et encore il faudra revenir pour l’étanchéité du moteur, les bougies de chauffe, la courroie de distribution …).

Faut que je reprennes des nuits en plus…

Posté par Esculape à 08:25 - Divers - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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