De retour de Suède !

Pourtant j'aurais dû y rester...

samedi 1 avril 2006

Pour le plaisir

Hinarea me fait découvrir avec bonheur les joies et les merveilles de la Polynésie française.
Mais apparemment la neige, le froid et la pénombre lui manquent.
Je resors donc quelques clichés... (mais les plus beaux restent bloqués dans un foutu harddisk d'un ancien ordinateur qui a planté. Argh !)
Juste pout le plaisir des souvenirs !
Un peu de nostalgie dont je ne peux encore me séparer, surtout après l'appel de S. de retour à Linköping pour deux mois.
Cruel destin...

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Premières chutes de neige à Linköping, premières chutes tout court en vélo, à la sortie d'un fika...

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Mon "cabinet" sous la neige, première expérience avec la médecine générale

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Neige, blancheur pure, vertus retrouvés, coeur reposé et esprit consolé devant le spectacle de Dame Nature

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L'archipel de Stockholm en juin, le paradis selon moi même si les températures ne sont pas tropicales...

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La Nature de Gotland

Posté par Esculape à 15:15 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


mercredi 22 février 2006

Pourquoi la Suède ? (Tome III)

Fin de la trilogie sur mon séjour chez les Vikings ; fin de l’introspection, de l’analyse et de la dissection corticale de mes souvenirs sur la période en bleu azur et jaune or…

Je n’aurai jamais imaginer mon retour en France si difficile, jonché de remarques, de justifications, d’épreuves qui me semblaient insignifiantes loin des miens.

En Suède, j’étais indépendant, libre de bouger, sortir, manger, penser, rêvasser… Aucune chaîne familiale ne m’étreignait, aucun verrou ne m’enfermait dans un personnage que je ne voulais plus jouer.

Le départ, la veille de Noël, après mes dernières épreuves (dans un mélange linguistique suédo-anglophone) fut une douloureuse étape, physiquement (chargé d’une valise remplie de cadeaux pour ne pas oublier) et moralement.

La semaine précédente avait été marquée par différentes soirées pour emmagasiner le plus de souvenirs : fête de Noël avec mes colocataires, fête d’adieux avec mon Basgruppe, le « foreign liberation front » et soirée inoubliable avec ma moitié scandinave…
On profitait tendrement, sensuellement, l’un contre l’autre, des derniers moments ensemble. On en avait un peu parlé de notre Histoire (H majuscule vu l’importance de cette relation dans mon parcours personnel), des relations à distance, du fait que cela reste difficile, voire impossible (si des témoignages affirment le contraire, merci de ne pas m’en faire l’écho)… surtout de son point de vue… Carré, d’une logique implacable, obsessionnel à souhait, Balder ne voulait pas d’une relation loin l’un de l’autre… Malheureusement pour nous, pour moi…

On se quitte donc le 23 après une soirée triste – après près de deux mois d’une relation que je n’aurai même pas imaginé à mon arrivée à Linköping -, où les mots tendres que l’on se susurre n’ont plus la poésie initiale… Je ne pleure pas, pas en sa présence… J’attendrai d’être seul…

Voyage simple, triste, dans une place confortable, proche de la sortie de secours et de la trousse à pharmacie… Dès mon check-in avant l’embarquement, l’hôtesse m’avait demandé si j’étais bien étudiant en médecine. Comment le savait-elle ? Mystère… Big boss is watching you ! Mais pour une fois, j’ai pu bénéficier d’une place spacieuse, étendant mes jambes à volonté sans connaître les remarques désobligeantes de mes voisins de rangée !

Je prépare déjà mon sourire forcé, mes anecdotes rigolotes, le résumé de ces quatre mois pour mes parents et la famille que je verrai pour les fêtes de fin d’année… J’ai peur de revoir mon frère, d’être jugé par rapport à mon choix de vie. Il ne garde pas un bon souvenir de sa visite en novembre, il a quitté brutalement ma chambre après une dispute dont nous avons mis près d’un an à éluder… Et cela n’est pas réellement réglé…
J’ai hâte aussi de rencontrer mes amis mais je crains aussi leurs réactions, qu’ils ne comprennent pas ma tristesse (peut-on parler de dépression ? Seul un psychiatre aurait pu répondre). Mais comme le sont les amis, ils sauront m’entourer, me soutenir, me supporter…

Je reprends un rythme rapproché de gardes et de nuits à l’hôpital, dont celle de la Saint-Sylvestre, pour oublier, ne pas penser. Je me réfugie dans les révisions, dans mon stage, dans le sport à outrance, pour ne plus réfléchir, pour ne pas regretter de ne pas avoir tout plaqué et d’être resté dans un pays si accueillant… Mais je n’ai pas eu le courage d’assumer mes choix…

Il aura fallu près de quatre mois en France pour que la nostalgie, le mal du pays s’enfuient… Mais pas à tout jamais, car régulièrement, je me rappelle de ces tendres moments en Suède, je me souviens de Balder, S., D. et A. et tous les autres…

Je dois passer à autre chose mais cela reste difficile. Peut-être que cela sera plus simple quand j’aurai récupéré l’indépendance dont je jouissais à Linköping. Cela attendra donc juin pour pouvoir étayer, expliquer sans colère ni énervement pourquoi Esculape est si différent…

Posté par Esculape à 22:50 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 29 janvier 2006

Pourquoi la Suède ? (Tome II)

Le titre aurait pu être : « Pourquoi ne déprime-t-on pas dans un pays où il fait froid et sombre ? Ou la genèse d’Esculape ? »

On m’a posé ces questions des centaines de fois, sur l’influence de la luminosité sur mon humeur, sur l’origine de ce pseudo, sur ma passion soudaine pour ce pays, ses habitants, ses us et coutumes…

Il est peut-être temps que je donne quelques explications mais sachez que je garderai toujours pour moi une part de ce jardin secret qui m’a rendu si heureux en Scandinavie.

Arrivé fin août à Linköping, le temps est déjà froid et je regrette de ne pas être resté plus longtemps à St-Jean-de-Luz pour profiter du soleil chaud et radieux du pays Basque.

Accueilli par mon ami D., j’avais refusé l’offre de dormir les premiers jours chez le professeur responsable des échanges, en attendant de récupérer les clefs de ma chambre.

Je me sens tout de suite à l’aise malgré les difficultés liées à la barrière linguistique, ma première sortie du territoire français, les premières ébauches de mon indépendance.

Je rencontre du monde, surtout des carabins qui, comme en France, ont tendance à s’agglomérer en corporations, laissant peu de place aux autres filières. Qu’importe, c’est un monde que je connais, où je me sens à l’aise.

Les premiers jours en stage à l’hôpital me plaisent, je décide de ne plus suivre les cours car mon suédois est bien piètre… Je trouve mes marques, fais du sport, peste contre la pluie qui m’accompagne tout le mois de septembre.

Je me sens enfin libre de toute pression sociale, familiale, environnementale ; je me sens libre de faire ce qui me plait, selon mes aspirations du moment, sans chercher à savoir si cela influencera la qualité de mes révisions, mes connaissances médicales…

La neige fait son apparition en octobre en même temps que les jours raccourcissent jusqu’à ne laisser qu’un simple halo de lumière le matin… Lorsque je quitte l’hôpital vers 16 heures, ma lampe frontale m’aide bien pour trouver mon chemin jusqu’à la maison.

Et ai-je déprimé ? Ai-je subi l’influence du défaut en mélatonine dont tout le monde parle ?

NON, définitivement NON car je me sens bien, heureux d’être ici, parmi les Suédois.

Deux personnes en sont responsables pour une grande partie.

Tout d’abord, S., rencontré à la piscine de Linköping. Le courant passe de suite, il est étranger comme moi, notre contact est facile. Sauna ensemble puis fika dans un bar sympa de la ville. Timide au départ, j’apprends à le connaître. Il est drôle, touchant et seul dans cette ville froide. Il pense souvent à sa moitié restée en Pologne, loin de lui. Une amitié sincère, non équivoque, s’installe. Il sera mon pilier en Suède, l’ami sur lequel on peut compter sans relâche, pour se confier, pour être conseillé, pour sortir… mais son contrat finit fin octobre et il repart dans son pays natal, me promettant de me rendre visite, lui jurant la même chose (et nos promesses ont été tenus…).

Et enfin Balder... La rencontre suédoise qui a fait basculer ma vie, mon existence. J’ai vu Balder pour la première fois à une soirée entre étudiants en médecine mi-octobre. On échange quelques paroles, j’évite de croiser son regard tant je suis intimidé et charmé… La semaine suivante, on se croise à la piscine. Quelques longueurs plus tard et après une conversation « découverte » au sauna, on va prendre un pot. Je suis séduit, son charme m'ensorcelle… On parle de tout. Professeur d’anglais, d’allemand et de suédois, Balder est mon allié pour combler mes lacunes linguistiques. On échange nos goûts musicaux, nos préférences cinématographiques. Balder m’invite - enfin - à découvrir un film récent. Rendez-vous pris la semaine suivante. Repas mexicain, le film débute… et on ne verra jamais la fin. Dommage, j’ai dû l’acheter dès mon retour pour connaître l’épilogue…

C’est Balder – divinité scandinave de la lumière – qui a été mon guide en Suède. C’est aussi à cause de Balder que je me surnomme Esculape (et pas « Est-ce-cul-lape ? » comme on a déjà osé me demander, certains ont vraiment l’esprit scatophile franticoesque). Car toute divinité se doit d’avoir sa moitié également divine. Ce sera donc Esculape, en référence à la médecine (Asclépios était trop compliqué et en plus il est Grec !!!). Ce n’est donc pas moi qui ai choisi ce pseudonyme, j’aurai été bien trop humble pour prendre le nom d’un Dieu !!!

C’était ma première vraie histoire d’amour, sans tabou. Deux mois qui ont semblé ne durer qu’une seconde… Et quand il fait froid et sombre en Suède, rien de tel qu’une couette et des bougies dans un salon cosy pour perdre la tête, ne plus penser qu’au bonheur, se sentir bien, fort, indestructible et définitivement heureux…

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samedi 21 janvier 2006

Pourquoi la Suède ? (Tome I)

Un an après mon retour de Scandinavie, il est peut-être temps que j’explique un peu plus l’idée de ce blog, la nécessité de partir ailleurs, de se connaître enfin, de trouver ses limites, ses rêves, ses fantasmes…

Alors pourquoi partir ?

Car c’est un rêve de matru de voyager, rencontrer, partager, découvrir les autres… Depuis mon plus tendre âge, je me rappelle vouloir faire une page de ma vie à l’étranger, comme mon cousin aux Etats-Unis, un autre en Guyane, etc…

Et pourquoi la Suède ?

J’ai toujours été tenté par l’Allemagne et pour vous avouer mes carences en matière de géographie, je crois bien ne pas savoir où se trouvait la Suède dans la constellation des pays aux « couronnes » !

En charge des étudiants Erasmus au sein de l’association des étudiants, j’ai rencontré tout d’abord M., étudiante suédoise (brune aux yeux verts) en proie au doute après une énième bourde de la part de notre administration. Je l’aide comme je peux, elle me remercie en m’invitant aux soirées Erasmus où je rencontre l’esprit « Auberge Espagnole » et c’est le coup de foudre ! Cette ambiance européenne me plait, m’attire…
Après un trimestre, M. repart vers ses latitudes nordiques en me demandant d’accueillir D., un « typique suédois » selon elle. Il arrive début janvier et me voici à l’aéroport avec mon petit écriteau. Je le reconnais de suite avec sa carcasse de viking, ses cheveux courts blond blé, ses yeux bleu azur… Il loge à la maison une semaine le temps qu’il prenne ses marques et règle un problème de chambre que notre chère administration avait oublié de réserver (encore une fois). Je n'avais jamais vu autant de cousines débarquer pour mater le phénomène !

Malgré une année particulièrement chargée en examens, j’ai le temps de le découvrir er de lui montrer les charmes de la région stéphanoise. On fait du sport ensemble, je lui enseigne la natation, il me conseille en ski. Il part avec mes amis à NDDB. Tout le monde n’est pas sensible à son charme, certains l’accusent même d’être fade, trop « gentil », sans saveurs… Mais moi je l’adore et c’est le début d’une sincère amitié.

Lors d’un match de football, impressionné par la ferveur des supporters, il me lance l’idée : « Pourquoi pas toi ? » Oui, l’idée avait déjà trotté dans mon cortex, les rêves commençaient à prendre forme.

Mais comment expliquer tout cela à la famille ? Et à la fac ? Car organiser un départ Erasmus quand on est le premier à le faire n’est pas si simple…

Mais tout s’enchaîne très vite et me voilà débarquant fin août à Linköping pour une merveilleuse aventure…

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vendredi 20 janvier 2006

Otrolig !

Dr : Men Esculape, du pratar svenska ?
Me : Javisst. Du ocks
å ?
Dr : Absolut, jag har pluggat svenska i Rumänien !
Me : Otrolig !

Det är roligt att pratar svenska i sjukhuset med en rumänsk läkare...
Őma minnen...

Posté par Esculape à 14:12 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 13 décembre 2005

Pepparkakor

imgp0043Je ne suis pas ni un cordon bleu ni un virtuose des fourneaux contrairement à Miss Epices mais j'essaie de nouvelles spécialités et en particulier les célèbres Pepparkokor suédois, ces délicieux petits biscuits aux épices (canelle et gingembre...). Sans me vanter, ils sont bons et on va mixer ma recette et celle d'HellCat pour qu'ils soient utsökt la prochaine fois !

Posté par Esculape à 15:54 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 12 novembre 2005

Ma soirée à IKEA

imgp0013Après m'être planté devant Samantha ce matin, je me suis retrouvé à faire mes courses à IKEA le soir même... Pour sortir un peu vu que le sport est actuellement impossible !

J'ai adoré !!! Je me suis revu il y a maintenant un an en Suède, à Linköping pour mes courses hebdomadaires. J'ai donc fais quelques emplettes : brosse à laver la vaisselle, égouttoir en inox, guirlande de Noël et bie sûr de l'épicerie suédoise : saucisson de renne, Kötbullar avec de la grädsös et du lyngonsylt, Julmust et Glöggvin, Knäckibröt avec Kaviar !

Un délice !

Posté par Esculape à 22:30 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 5 janvier 2005

Gott Nytt År !

Gott Nytt År !

Ouf ! I am exhausted. Getting back in the french way of working and studying is hard. I worked during four nights at the psychiatric unit and then a 24H duty at ER and I am over-tired. I think I have slept only 2 hours since sunday and this fact can explain why I failed yesterday my exams (psychiatry, paediatric and gynaecology)... I was sleeping on the sheet !

Yesterday  night, I should have had a rest but, as I was so excited and disappointed by my exams, I didn't succeed to sleep. It was a good way to finish a Cornwell's novel and then study orthopaedics (with psychiatry, it is the most common cause of consultation at ER). Patients make me be crazy and I even dreamt medicine ! I hope I can have soon a rest to take care of me, reduce the level of my stress, by sport for instance... But I don't know when because my next day off is january, 21st ! I really think sometimes to give up...

I wish you all the same a lot of happy things for 2005 ! I hope all your wishes will come true...

Posté par Esculape à 09:48 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 28 décembre 2004

Back to France

Hej !

I am back in France for 5 days and I miss Sweden a lot.

I left Lkpg on 23/12 at 6 o’clock and arrived in Lyon at 19.00 to discover again traffic jams. The return flight was fine but long… As I am tall , I had a special place in the plane closed to the emergency door.

Back at home, getting back to my family was nice. I just discovered that I have forgotten the CD of Lena PH at Flamman. I am so stupid !

Xmas Eve and Day were a big, huge, industrialized dinner ! Frogs, snails, goose live, oisters, salmon, turkey, excellent desserts…. What is not a good point because during my stay in Lkpg I put on weight : + 6 Kgs ! So my plan was to go running in the mountains yesterday (with my twin) but it was snowing like today. Not too much but enough to cancel my run and my idea to go on a diet !

Getting back into my daily routine is awful : working at hospital as a student (24H duties each 3 days) and a nurse (no week-end available in january) so 205 H scheduled in january, solving my troubles with my med school and my teaching hospital, seeing friends and my relatives, living at home with my parents, doing sport, etc… I am lost, depressed and sad. My life in Sweden was so nice, different and with so kind friends.

God Jul och Gott Nytt År !

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mercredi 22 décembre 2004

The end

Hier personne dans le Korridor. Je suis tout seul mais j'ai pu organiser un fika sympa avec Balder, D., A., M., N., M., D., H., T., 3 autres korridor-mates et K.. Ils ont bien aimé mes french pancakes.

Pas mal de se divertir avant l'exam oral qui fut une catastrophe. Deux premiers cas très cliniques (C.A.T. devant un purpura chez un garcon de 7 ans et métrorragie chez une femme ménopausée de 54 ans) puis questions de  physiopathologie à la "mors-moi-le-noeud" sur le diabète pré-conceptionnel et les petis poids de naissance. Conclusion : 10/20 aux 2 tests avec comme commentaire "nor clever, neither brillant" !

Je finis mon packaging et me prépare psychologiquement à mon retour en France. Je travaille le 29, 30 et 31 décembre en psychiatrie puis première garde de 24 heures aux Urgences le 3 janivier... En gros, nuit à l'hôpital avant les exams le 4 ! Génial de préparer dans ces conditions!

Posté par Esculape à 12:08 - Ma vie chez les Suédois - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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