samedi 25 octobre 2008
6 H 6 minutes
Premier Raid Nature.
Trail, run and bike, VTT sur carte/roadbook et CO.
Chavirage en kayak dans la Marne...
Et une cheville droite en moins.
J'ai donc déposé forfait pour la première fois de ma vie pour le duathlon de Souppes.
Et j'ai remis à plus tard mes entrainements de MNS.
Difficile de trouver à Paris un bon médecin du sport qui sache traiter efficacement une entorse sans l'immobiliser. Car ce n'est pas l'accident de l'individu lambda obèse qui se tord la cheville en courant après le PC2 de la RATP en allant au travail...
Résultat : repos forcé en continuant de travailler debout au bloc 14 H d'affilée...
Mais je n'ai pas à me plaindre. Le prochain semestre en chirurgie digestive adulte dans un bâtiment titanesque semble pire. Les vacances de Noël sont refusées, moi qui souhaitait faire amende honorable en rendant visite à ma famille...
Le choix de chirurgien pédiatre n'est donc pas un choix facile à assumer et à concilier avec sa vie privée. On ne le répète pas assez sur les bancs de la faculté de médecine que ce métier est un sacerdoce, mal payé, non reconnu par les patients, les médias et le reste...
dimanche 21 septembre 2008
Mon premier longue Distance....
On appelle cela maintenant un Half Iron Man, pour faire croire que
l’on peut rivaliser avec ses coureurs de l’extrême qui sacrifient beaucoup pour
être juger par les Divinités du Sport.
Les anciens ne reconnaissent plus le traithlon ancienne formule où drafting et
dopage n’étaient pas encore présents.
Donc, entre super sprint, sprint, distance olympique, ancien B, C ou D, on s’y
perd un peu, comme sur les pseudo-pistes cyclables des trottoirs de Paris, où
se mêlent piétons, Vélibs, poussettes, voies de garage, lieu d’insulte en tout
genre (et de PV aussi)...
Pour ma part, après une petite saison où j’ai tout de même fait plus que ma 1° année
sur Paris, j’ai eu la surprise d’être inscrit au Triathlon International (car
proche de la frontière espagnoles !) de St-Jean-de-Luz dit Longue Distance
(2,5-80-20) qui a vu comme second l’année dernière Laurent Jalabert, la
dynamite médiatique de notre sport aux trois disciplines.
Ne voulant pas finir sur les rotules, je me suis bien entraîné dans ma région
natale en juillet mais le volume et l’intensité se sont amoindris en août, avec
une reprise sur les chapeaux de roue au travail et une alternance induite
d’astreintes et de gardes... J’avais déjà dit que je ne ferai plus de triathlon
après une semaine d’astreinte, et pourtant j’ai dû assumer mes responsabilités
d’interne lambda pendant les huit jours avant la course, empêchant tout entraînement
sérieux et digne de ce nom. Cela m’a donné quand même le temps de faire le
plein de sucres lents, en mangeant correctement pâtes, riz, blé et petits pois...
Vive la digestion difficile et les désagréments en retour !
Me voici donc parti vendredi soir pour le Pays Basque, après un transfert
galère dans Paris, car je devançais le périple du Pape entre Paris et
Lourdes...
Arrivé tardivement à minuit à St-Jean-de-Luz, mais accueilli chaleureusement
par un couple d’amis de Saint-Etienne, qui s’était occupé des détails purement
matériels – bungalow et gateau énergétique !
La météo était catastrophique, grosse pluie toute la nuit, route détrempée...
Six cents personnes au départ le samedi midi... Sous la pluie. Nage dans la
Baie de Saint-Jean-de-Luz, avec une houle impressionnante au drapeau rouge
orangé qui a fait peur à pas mal de concurrents. Déjà quelques abandons avant
même la mise à l’eau. Sortie à l’australienne annulée pour cause d’une vague de
bord trop forte.
J’ai décidé de faire tout en
prudence vu le manque de foncier. La nage se passe bien, je double ceux qui
sont partis trop vite. L’eau salé, le courant et les vagues ne me gênent pas
trop, le seul problème est la pluie qui empêche une bonne visibilité des
bouées.
Sortie en 51 minutes, je ne suis pas trop fatigué, mais la transition est
longue car je ne veux pas me refroidir sur le vélo. Départ donc avec tenue
complète et brassière pour 80 kms vallonnés. Tout va bien jusqu’au deux tiers
où j’apprécie tranquillement la route et le paysage. Mais dès le retour en vent
de face, et la décision de me ravitailler un peu trop peut-être, premier coup
de barre, augmenté par la venue sur moi d’un peloton drafting de 50 concurrents,
qui n’ont aucun respect du règlement. Honte à eux, j’ai ma conscience pour moi.
Je rejoins donc à 25 km/h les 10 derniers kilomètres et me prépare pour la
course à pied.
Départ très à l’aise pendant 10 kms sur la base de 45 minutes puis second coup
de barre, plus marqué. Je rejoins difficilement la ligne après une course à
pied de 1H57. J’aurai était plus vite en marchant sur les mains.
Total : plus de 5H30 pour un premier LD, félicité par mes amis. Ph. a fait
une course correcte. Et son amie se classe seconde, après une course
époustouflante et le vingtième-cinquième temps au scratch...
Pour une première expérience, c’était
correct. Je me suis fait plaisir, je rentre non fatigué et sans courbature.
Mais je ne suis pas prêt de me mette sur plus loin.
Restons encore à distance des Dieux du Sport Extrême... et concentrons sur l’avenir
professionnel (et le BNSSA...)
mardi 1 juillet 2008
2.22'22''
mardi 20 mai 2008
Première Coupe de France Universitaire
Jusqu’au
dernier moment, je ne pensais me présenter sur ce CD à Poitiers, support du
championnat régional de Poitou-Charentes et du Championnat de France universitaire – un interne
étant inscrit à la fac jusqu’à ses trente ans au moins - qualificatif pour les
Mondiaux en Turquie.
J’avais
eu peu le temps de m’entraîner entre mon dernier séjour outre-Atlantique et la
course mais je partais content. Heureux de sortir de Paris, respirer un autre
oxygène que celui aseptisé du bloc opératoire ou sursaturé en hydrocarbures de
l’atmosphère francilien. Faire un peu de vélo et voir mes anciens coéquipiers
de St-Etienne et mon entraîneur fétiche et ami Philippe L.
La
nuit est courte mais réparatrice et je me lève sans difficulté, la fleur au
fusil et les barres énergétiques en bandouillère. Le petit déjeuner entre
triathlètes me permet de remémorer de tendres souvenirs et … de recharger les
batteries avant cette distance olympique.
On
entreprend la reconnaissance de la partie vélo le matin, à un rythme soutenu (à
mon avis) sur des routes plates et dégagées autour de Châtellerault. La seule
difficulté reste une côte au milieu sur 1 km négocié sans trop de mal.
La
course débute vers 14 H, avec une eau froide et des concurrents affûtés.
Comme
d’habitude, je me fais un peu doubler en vélo mais c’est peut-être sur cette
partie que je prends le plus de plaisir. Pas de drafting autorisé mais comme je
coure seul, je n’en ai pas l’occasion. Le moral flanche quand je m’aperçois que
les premiers concurrents finissent leur premier tour et fondent sur moi. Je
vois même que la première féminine est parmi les 20 meilleurs. C’est Caro
P., membre de St-Etienne et étudiante en médecine.

La
course à pied reste aussi un calvaire. Perclu de crampes, mais sans
hypoglycémie, les 10 kms sont difficiles. Je récupère quelques places mais le
temps est médiocre. 55 minutes ! J’aurai été plus rapide en marchant…
Ne reste plus qu’alors à féliciter l’équipe fille de l’ASMSE Tri 42 qui place ses 3 filles aux 3 premières places universitaires, permettant à C. de participer au Championnat du monde en juin. Très fière d’elle et envieux de sa hargne et de ses capacités physiques.
Je
rentre tard de ce triathlon, juste le temps de rendre ma superbe 207 pour
récupérer un minimum avant une nouvelle garde. Prochain rendez-vous fixé fin
juin à Paris pour une meilleure nage, j’espère, dans la Seine.
Espérons
que les entraînements seront plus réguliers, sachant qu’il y aura une pause
jusqu’à début juin pour cause d’examens… et la rédaction d'un mémoire succulent sur les suppurations de la marge anale : étude en double aveugle et triple toucher sur une cohorte personnalisé et trié sur le volet...
Points
positifs :
- faire un triathlon en prenant enfin du
plaisir à vélo
- sortir de Paris
- revoir d'anciens coéquipiers
Points
négatifs :
- la natation, que ce soit pour le temps,
le style et les sensations
- la trifonction avec fermeture à glissière
postérieure ! Pas pratique en cas d'hyperthermie
- le prix de l'essence !!!
mardi 5 juin 2007
Feignasse (2)
Pendant que certains restaient 62 heures à l’hôpital d’affilée, entre pose de sonde vésicale, toucher prostatique, montée de JJ et autres traitements de l’insuffisance rénale, d’hallucinations ou d’hypo/hyperkaliémie...
Pendant que certains déménageaient et éprouvaient le même spleen que j'ai ressenti déjà deux fois en peu de temps...
Pendant que les fils prodigues embrassaient leur mère, alors que l'indigne n'avait pas le temps de passer un coup de fil...
d’autres se plaisaient à pavoiser en tenue de triathlète dans les rues de Paris. Pour un retour réussi dans la Capitale.
J’aurai aimé être parmi eux. J'en ai les jambes qui trépignent. Mais la vie d’interne en décide autrement.
A vous d’admirer ce sport et de féliciter les vainqueurs à travers deux reportages à la télé.
Copyright Poissy Triathlon pour la photo.
mardi 8 août 2006
Mon premier CD
Mes goûts en matière de musique n’intéressant sûrement personne (surtout que je ne sais toujours pas mettre en lien des fichiers mp3), je ne vous parlerai pas ici de mon premier compact-disc (single offert par Quick pour tout achat d’un menu Giant ! ou l’album de Tonton David que je crois n’avoir jamais entendu en entier).
Mais mon premier Courte Distance. Ou DO. Distance Olympique.
Reprenons dès le début. Je ne suis licencié en triathlon que depuis novembre. Avant, j’avais essayé le football – comme tous les garçons de mon âge, mais je n’y ai jamais brillé – puis la natation à partir de la 4° année de médecine. Histoire de décompresser. De changer d’environnement.
J’ai goûté au plaisir du triple effort grâce à mon entraîneur de natation. J’ai donc essayé trois « découverte » avant de prendre une licence.
Le triathlon, comme tout sport d’endurance, demande de l’entraînement, de la régularité, de la discipline. Difficile de tout concilier avec les études. Je ne participais donc jusqu’à l’internat qu’aux séances de natation, réservant mon once d’énergie supplémentaire pour de rares expéditions nocturnes dans les bois, frontale bien calée. Pour oublier les conférences, les stages, la pression. Pour gérer le stress. A ma façon.
Mais depuis la fin des épreuves et l'annonce des résultats, et sous les ordres de mon équipe, j’ai intensifié mes sorties, musclant mes séances (et mes quadriceps mais pas en flânant à Lisbonne). Pour tenir le coup. Car la distance « officielle » est 1,5/40/10. 1500 m dans l’eau. 40 kms en selle. 10 kms à pied.
Et le club, en nous faisant bénéficier d’une licence bon marché, souhaite nous voir nous engager sur plusieurs courses. Pour faire briller notre maillot, notre club, notre ville.
Après une semaine toujours aussi trépidante en réanimation, des nuits qui s’accumulent en géronto-psychiatrie, la fatigue se faisait sentir et je n’avais vraiment pas envie de me rendre à Yssingeaux, en Haute-Loire (43) pour le traditionnel Triathlon des Sucs.
Dans le magnifique cadre du Barrage de la Valette, source d’eau potable pour les agglomérations yssingelaise et stéphanoise, mais sous un temps médiocre et un vent du Nord à décorner les boeufs, nous nous rendons sur le site vers midi. Deux équipes. 10 personnes.
L’entraîneur donne ses dernières consignes. Comme c’est mon premier CD, il ne me parle pas trop, déjà qu’il m’a mis la pression, en espérant que je ne sois pas perclus de crampes. Il se concentre sur les 5 meilleurs. Car il aimerait une place par équipe, basée sur le temps des 5 premiers.
14H30. Dernier briefing avec les arbitres. Le parc à vélo est fermé, les triathlètes – qui, définitivement, sont des mateurs professionnels, à zieuter l’huile de l’un, les chaussures de l’autre... - en combinaison complète (vu la température de l’eau) sauf la mienne qui est sans manche. Pas le temps de s’échauffer. Quelques longueurs dans l’eau potable. Mais avec beaucoup de matière en suspension à cause de l’orage de la nuit.
Je m’élance en dernière position, évitant ainsi la bagarre initiale. C’est parti pour 1500m de crawl. Deux boucles de 750m. Avec des bouées rouges minuscules. La natation est pourtant ma discipline favorite mais je n’arrive pas à trouver le rythme, ni la bonne trajectoire. Peur de m’épuiser.
Je sors en 24 minutes. Loin du premier qui a bouclé la natation en 18 minutes !
La transition est longue et difficile. J’ai prévu de me sécher, d’enfiler des chaussettes. Et je perds un temps énorme. Surtout que mon moteur est un Diesel et que la grande carcasse ne commence à se mettre en route qu’une fois bien lancée !
Je m’élance donc en vélo, sur ma nouvelle monture, dont j’ai fait l’acquisition vendredi dernier et que je n’ai pas eu le loisir de tester. Erreur monumentale ! Les pédales automatiques sont une découverte. Et je dois m’arrêter pour les enclencher. Mais le Giant OCR 3.0 est un vélo à ma taille, et je trouve rapidement de bonnes sensations, ce qui ne m’est jamais arrivé à sur une selle.
Je perds peu de temps sur ce terrain pour grimpeur où ma taille n’est pas un défaut. Pour la première fois, je double même dans la dernière ascension quelques triathlètes, sans drafter. Et je rattrape un de mes coéquipiers dans la dernière descente. 40 kms bouclés en 1H29.
La transition est encore une fois mauvaise mais je m’élance frais et dispo (en ayant pensé à bien m’hydrater malgré le froid, mais sans trouver la possibilité de me nourrir, une dysphagie aux solides me rendant nauséeux) pour les deux boucles de course à pied. Les premiers sont déjà bien loin mais je sais que je peux faire un bon temps. Malgré l’inexpérience et le manque d’entraînements. Car les jambes répondent. Le terrain accidenté convient à mes grandes enjambées et je fais une belle remontée.
Je conclus ce premier triathlon en 2H27 en 40° position, à 18° du premier (un Russe). Mais surtout je termine quatrième du club. Grosse surprise. Félicitations du Coach, qui me loue de qualités, me forçant à plus m'entraîner et à faire plus de courses (le problème réside dans le fait que mon prochain de ibre n'est que le 23 septembre) ! Je permets ainsi au Club de terminer sur la troisième place du podium... Et d’empocher par la même occasion ma première prime...
Sous réserve du contrôle anti-dopage inopiné... Et comme à tout contrôle de gendarmerie, même si on est sûr de n’avoir pas bu et que la 106 vient juste de passer le contrôle technique, on a peur des résultats. Verdict dans 5 semaines.
Mais quel bonheur d’être sur le podium – sans tenue officielle -, en compagnie de Patrick Bringer (Montluçon), l’un des tous meilleurs Français sur le Longue Distance.
La journée s’est terminée autour d’un convivial repas à base de soupe aux choux, idéal pour le transit après un tel effort. Dans une ambiance scandinave car mon voisin de table était suédois. Que de souvenirs remontés à la surface de mon iceberg cérébral...
mardi 25 juillet 2006
La tête ou les jambes
Sur les conseils d’un réanimateur, qui me trouvait bien pensif cette semaine, j’ai cherché des solutions à mes questions – une fois n’est pas coutume - par le sport. Puisque la natation n’est pas ma tasse de thé actuellement, j’ai opté pour une sortie duathlon.
100 kms de vélo puis 20 kms de course à pied.
Résultats. Contrairement à d’habitude, les jambes ont bien suivi, répondant à la cadence que je voulais leurnimposer. Le parcours était sympa, vallonné, à plus de 30 km/h.
J’adore les environs qui entourent ma Ville. J’aime cette campagne, ces collines, cette nature, l'odeur du fumier qui rend si fertile cette terre. C’est peut-être ce qui me manquera le plus dans la Capitale. La couleuvre qui ne craint pas le mélanome sur le bitume brûlant. La rivière qui ne coule déjà plus, ne laissant que quelques rares flaques dans son lit asseché. Le geai qui annonce ma venue à la perdrix. J’ai aussi croisé le petit ânon que j’ai vu mettre bas il y a quinze jours, quand, interpellé par les hennissements plaintifs de sa mère (qui ne devait pas bénéficier d’une anesthésie par péridurale), j’ai assisté à la chute de cette boule de poils, encore enveloppé dans son manteau placentaire, que sa maman essayait délicatement d’enlever à coups de langue râpeuse.
Une buse a tenté de faire la course avec moi. Ou bien ne cherchait-elle qu’un morceau de chair pour assouvir son appétit ? Elle ne fut pas gâté par mes cuisses, qui, comme elle l’a sûrement remarqué, ont diminué de taille, la faute en revenant à Monsieur Rota Prénom Virus, qui a pris place dans mon tube digestif. Par son action, j’affiche un passif de – 2 kgs sur la balance.
La suite du duathlon s’est également bien passée, établissant un nouveau record sur le premier 10 kms. Mes jambes m’ont fait plaisir, se contractant quand je le demandais. En m’hydratant un maximum, j’ai évité les coups de chaleur. Et mon retour à la maison était rendu agréable par l’odeur alléchante des grillades qui n’attendaient que moi pour être dévoré. Les chauve-souris commencaient elles aussi leur repas par leurs cris incessant à la chasse aux insectes.
Mais, car il y a un toujours un mais. Les jambes étaient présentes, mais la tête était ailleurs. Plongée dans des réflexions, des tentatives de choix, des perspectives d’avenir, des plans sur la comète. Je reviens content, vidé, mais pas forcément plus à l’aise dans mes baskets.
Laissons donc faire le temps...
lundi 10 juillet 2006
Bilan trimestriel (2)
Pour ceux qui ont une poussée de rosacée à chaque fois que le mot « sport » est prononcé, ne lisez pas plus ce billet.
Après les résolutions du début d’année et le premier bilan trimestriel, je vous fais part de mon avancée dans mes « performances » sportives.
J’avais placé beaucoup d’espoir dans la mi-saison de triathlon car ma préparation serait d'avance faussée par le concours. Mais la fin des examens ne signifie pas encore mon acmé de forme. Entre deux gardes, j’ai tenté un triathlon « sprint » il y a quinze jours vers Montélimar. J’ai encore prouvé que mes qualités intrinsèques se rapprochent plus d’un moteur Diesel que d’un Essence 16 soupapes. Sous un soleil de plomb et des températures caniculaires (plus de 40°C sur la route, la plante des pieds brûlée sur le bitume lors de la transition vélo-course à pied), ma nage (sans combinaison) fut correcte mais j’ai craqué lors du parcours vélo. J’ai bien rattrapé quelques concurrents lors des 5 Kms de course mais tout était déjà joué. Le point positif est ma nouvelle tenue, plus ample, moins proche du corps, plus agréable à porter. J’ai opté pour un ensemble « haut+shorty » car, après essayage, la trifonction ne convenait pas à mon corps difforme macroskélique.
Puisque mon planning d’été s’annonce sous les plus mauvais auspices, je ne prévois pas trop de compétition cet été, une « distance olympique » voire une « longue distance » si les sensations à l’entraînement reviennent... et selon les résultats des ECN.
L’évènement de la semaine réside dans le fait que j’ai enfin réussi à me mettre sérieusement au vélo. J’ai donc enchaîné un Iron Man à ma manière (car sur cinq jours) avec 6,2 kms de natation, 200 kms de vélo sur des routes vallonnées et 43 kms de course à pied. J’en suis fier et content et mon Moi s’hypertrophie un instant avant de retrouver des pressions négatives dans une petite semaine.
Pour les fans de chiffres (et pour mon orgueil), voilà mon tableau d’entraînement trimestriel, en gardant à l’esprit que j’ai fait une pause de trois semaines en mai (a-t-elle été vraiment bénéfique ?) :
- Natation : 52,3 kms
- Vélo : 479 kms (repris depuis trois semaines, de crainte d’une chute malencontreuse)
- CàP : 216 kms
et quelques séances de marche et de musculation (renforcement abdominal devant quelques douleurs rebelles de pubalgies) sans efficacité notable et qui m’ont valu d’abandonner devant l’absence de proéminence de tablettes de chocolat Weiss...
Une photo prise sur www.onlinetri.com du nouveau Champion d'Europe de Triathlon individuel et par équipe. On n'a définitivement pas le même moteur !
mercredi 5 juillet 2006
Un peu de chance en début de mois
Trois semaines que je me rends en vélo à l’Hôpital.
Par écologie, économie et souci d’entretenir un corps qui a bien souffert cette année.
Un peu plus de dix kilomètres à effectuer entre mon domicile et mon lieu de travail, le matin et en fin d’après-midi. Une petite vingtaine de minutes à califourchon sur ma selle, à jouer l’équilibriste entre les autos et les bus...
Je pensais qu’à défaut d’être une partie de plaisir, cela aurait au moins le but de réduire mon agressivité latente, mon énervement facile – les deux amies de mon petite frère viennent juste d’avoir une petite leçon de politesse et de savoir-vivre quand elles ne se sont pas présentées et qu’elles aient osé allumer une cigarette en ma présence sans me demander si cela pouvait me déranger -, ma tendance exacerbée à l’emportement...
Tout comme l’homéopathie ne guérit que les troubles psychosomatiques, le vélo n’aura eu aucun effet anxiolytique et même pire...
Dans ma ville, dont un des slogans est d’être la Capitale du Cycle, faire du vélo équivaut à faire du rodéo sur un jeune canasson, à skier en hors piste quand on ne maîtrise que le chasse-neige... C’est donc terriblement dangereux.
Tout d’abord, il faut trouver les pistes cyclables, qui sont rares. Puis, il faut tenter de ne pas crever sur nos voies réservées où s’amoncelle tout ce que les gandous retirent de la rue principale : tessons de bouteilles, poubelles, gravillons, feuilles mortes, etc... Il faut rappeler sans cesse aux automobilistes que ce ne sont pas des zones de stationnement.
Et il faut surtout tout faire pour rester en vie.
Car malgré le casque, je crains la chute.
En trois semaines, dont 6 jours sous la pluie – qui a dit que l’été serait caniculaire et sec ? -, je suis tombé trois fois et c’est la chute d’aujourd’hui qui m’a fait vraiment peur... Non pas que l’équilibre soit une de mes qualités premières, mais les chutes sont toujours liées à un tiers. Les automobilistes sont de piètres conducteurs, de médiocres citoyens, des inconscients de l’accélérateur. Après qu’une Espace ait cassé son rétroviseur sur mon coude droit en changeant de direction sans mettre son clignotant – et sans daigner s’arrêter -, j’ai cru que j’allais me faire vraiment mal tout à l’heure.
Sur une parfaite ligne droite sans piste cyclable, bien callé à 45 Km/h à un mètre du trottoir (pour éviter caniveaux et autres bouches d’égouts dont mes pneus raffolent), un J7 a décidé de me talonner puis de me doubler, sans se rendre compte qu’un bus venait en face. Au lieu de freiner, il s’est rabattu sur moi... J’ai encore la sensation de la peinture blanche de la camionnette sur mon flanc gauche. Je me vois encore quitter rapidement mon cale-pied, passer sur le trottoir et m’arrêter tant bien que mal... Sans bobo apparent. Plus de peur que de mal. Une roue voilée.
Bien sûr ce chauffard n’a pas stoppé. Les autres voitures non plus.
Un coup d’oeil de myope et seulement la fin de l’immatriculation.
Encore tremblant comme une feuille, imaginant que la prochaine fois, j’aurais moins de chance, et qu’HellCat aurait peut-être alors l’honneur de m’intuber, ventiler (avec pose de jugulaire et de KT artériel...) lors de mon arrivée en réa, je fais une halte par le commissariat du quartier.
Pas de témoin, pas de mainte courante possible...
Juste le conseil « d’être prudent » et de contacter la Mairie (j’ai eu six interlocuteurs et il n’existe pas de section « Pistes cyclables »).
J’ai eu plus de chance que cette triathlète. Ou que les deux membres de mon club faucher en campagne par des inconscients en quatre roues, qui confondent route et circuit automobile, et qui ne réfléchissent pas qu’une voiture peut tuer.
mercredi 5 avril 2006
Bilan (1)
Après l’heure des bonnes résolutions de la Nouvelle Année, il est temps de faire un premier bilan après ce premier quadrimestre.
1) Le triathlon et ses émotions. 2 courses loin des meilleurs mais est-ce mon but ? L’entraînement va bon train même si je me réserve un peu pour cet été. Je n’ai pas sorti le vélo (donc pas de bronzage à faire fuir un myope tellement c’est moche, pas d’épilation non plus) et je réduis aussi les distances.
Bilan des 3 premiers mois :
- 199 kms à pied dans les bois et parcs qui m’entourent, la tête vide, les yeux qui recherchent le peu de lumière, les pieds qui s’accommodent des branches et racines qui jonchent les chemins
- 62 kms en ski de fond mais la saison est définitivement terminée
- 32 kms dans l’eau, je coule, je me noie… mais qu’est ce que je mate ?!
- et seulement 21 kms de VTT, en attendant le retour du beau temps et que les réparations adéquates soient effectuées…
2) La médecine : fin du stage en maladies infectieuses, je ne suivrai plus normalement des séropo, des syphilitiques, des escarres de diabétiques, des tuberculeux, des palu… Elles vont me manquer ces petites bêtes… Début en psychiatrie pour évaluer ma folie et celle des autres. Le commencement est assez hilarant… Bientôt la suite !
3) Le Concours, ça s’approche à petits pas. Ca angoisse, l’insomnie me guette, je m’énerve pour un rien. Susceptible comme un fil à couper le beurre, j’explose à chaque remarque. Une sacrée année de merde, où la vie sociale se résume à ce blog. Pour un objectif qui semble s’éloigner à force que l’on s’en rapproche… Paris, un rêve, une utopie…
4) Les projets : ils sont nombreux, trop même apparemment. Mais l’argent manque déjà à cause de dépenses non calées dans mon budget prévisionnel… Adieu Suède, Italie, Allemagne. Au revoir les vacances… Et je ne parle pas de l’âme sœur dont je rêve dormir à ses côtés chaque nuit… Quelle déception de ne trouver que mon oreiller lorsque j’ouvre les yeux…










