De retour de Suède !

Pourtant j'aurais dû y rester...

lundi 13 octobre 2008

Tout est dit

Entre doutes et incompétences professionnelles, indisponibilité hospitalière exclusive et totale, flou sportif, même la vie amoureuse perd tout son sens et certains gardent le sens de la tournure :
" Je ne peux aimer par défaut tes défauts ". Tellement plus sincère par SMS...

Je trouve ma vie merdique. Pas seulement une semaine de loose, entrecoupée de contre-performances, doutes, bourdes et autres désagréments hospitalo-administro-universitaires.
Je trouve réellement que ma vie c'est de la merde concentrée. Aujourd'hui, j'ai craqué. Barré de mon service à midi après une nuit blanche.
Et là je prends le temps de penser, chose que je fais rarement. Penser à moi. Analyser. Et oublier les 21 gardes et astreintes du mois.

Que m'apporte ma vie ? Qu'est ce qui me donne le sourire ?
A part savoir que mes amis et mes proches sont heureux... et que je les envie secrètement.

J'en ai marre de passer un temps incalculable au travail, couillonné par des chefs et une administration plus mesquine encore que les traders américains.
J'en ai marre du temps alors.
De voir que je n'avance plus, que je recule même. Que je n'ai plus la force d'être compatissant, de faire preuve d'empathie. Que je ne lis plus, ni même n'étudie.
Que je ne suis toujours pas inscrit à la fac, alors que la dead line est toute proche, signe de mon désinvestissement même à devenir docteur.
Côté garçon, à force de consommer du speed sex, j'en oublie qu'à mon âge, on cherche plus l'amour que la baise. Mais force est de constater que Paris ne m'aide pas à m'en sortir, tiraillé entre sortir du communautarisme ambiant et m'outer réellement pour faire taire des rumeurs pesantes.

La solution, j'en vois peu. Les alternatives radicales ne sont pas présentes. Mais les remèdes homéopathiques, ni même le sport ne sont plus assez efficaces.
Pour le moment, et contre toute attente, je me suis mis à fumer. 5 par jour par plus, inhibant tout tremblement d'attitude de l'apprenti sorcier stressé et annihilant tout surplus de pensées quand le cerveau est noyé dans un nuage hypercapniant, relayé par la boucle du plaisir nicotino-dépendante.

Ma seule angoisse, tomber encore plus profond et ne savoir comment revenir à la surface...

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dimanche 16 mars 2008

Ne me quitte pas

MainsHave I told you lately how happy I am that you are my man ?
Voyage presque parfait sur des airs de Nina Simone et Dave Koz (délicieux brunch dans sa modeste villa de Beverly Hills)...
L'American Dream se réalisera-t-il comme dans les happy ends hollywoodiens ?
En tout cas, l'Amour donne des ailes. Malgré le décalage horaire et l'absence d'entraînements réguliers (mais tous les acides gras saturés ingurgités pendant deux semaines aident à flotter), j'ai gagné mes trois séries pour ma première compétition de natation de l'année avec des temps honorables. Par contre, l'équipe s'est glissée en avant-dernière position...

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dimanche 10 février 2008

Proudly

Y a des fois où l'on est pas peu fier du travail accompli.
Je ne parle pas de mes conquêtes du week-end qui me rappellent à bas bruit mes errances nocturnes derrière la piscine.
Je n'évoque pas non plus ma dernière relation qui s'éternise en mails et appels outre-atlantique, se concrétisant même par un repas aux chandelles plus vite que prévu.
Je ne pense même pas au médicore temps qui a conclu les 10 kms autour du Bois de Vincennes. On en mérite que ce que l'on récolte et comme la saison est ponctuée de "trous" liés à des gardes à gogo, le foncier ne suit plus.

Mais ma fierté est tout autre, comme souvent, lié à mon métier. Ma vie.
Le bouquin est finalement publié. Mon bouquin. Une fois en mains, on est conscient de l'effort fourni. Certes, des détails liés à ce qu'on nomme vulgairement la propriété intellectuelle ternissent le bouquet final mais qu'importe.

Il est référencé sur Amazon (et j'apprends qu'un de mes aïeuls étaient ami d'Aristide Briand) pour ceux qui connaissent mon nom. Mais il ne traite que de pathologies de l'appareil génital. Je n'ai pas encore la plume d'un écrivain...

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dimanche 14 octobre 2007

Comme un retour aux sources

2005, un suédois était dans mon lit et m'annonçait sans détour que tout serait fini en décembre.
2007, un franco-allemand migrant bientôt en Illinois fait de même. La même douleur après le week-end le plus inoubliable de mes 26 premières années.
No comment please, I am damned and my heart is broken...

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mardi 25 septembre 2007

Bis repetita

Esculape_bis_repetita

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samedi 1 septembre 2007

Tonton Fou

J’ai appris beaucoup par les livres lors de mon externat dans ma ville. Mais rien de remplace la pratique à la théorie. Pas de meilleure formation que d’être au lit du patient, de s’imprégner de l’expérience de nos aînés, de mimer leurs gestes, sous forme d’un compagnonnage, d’un apprentissage. D’où sûrement le corporatisme qui en découle.

Toujours est-il que mon avant dernier stage dans ma Ville se déroulait dans un service de psychiatrie. Certains y vont en reculant, j’y allais pour comprendre. Pour me jauger, pour moins juger les autres, les malades, les fous. Et pour rire encore et toujours des facéties de S face aux psychotiques.

Le dernier entretien, où l’on devait nous évaluer, avait lieu avec une maniaque. La sémiologie était facile, banale. La suite fut plus intéressante. J’étais noté par une psychiatre que je ne connaissais que de réputation. Plantureuse, imposante, convaincante.

On parla surtout de nous, de notre vécu de la psychiatrie. Et elle développa enfin sa théorie : celle du Tonton Fou.
N’a-t-on pas chacun, dans notre famille, une tante un peu folle, une mort inexpliquée, un suicide tabou, un cousin qui parle seul et se cogne la tête contre les murs ?

Je cherchais rapidement mais c’était évident. Sa théorie tenait debout : un petit cousin « épileptique », un grand oncle suicidaire, une autre simplette....

Cela s’est encore vérifié la semaine dernière. Un suicide dans le bassin du quartier, son épouse qui rapidement le suit d’un hématome fronto-pariétal fatale, une redescente rapide pour gérer ce que ne peuvent faire les vacanciers à l’étranger. Un retour comme un fils prodigue, qui gère, qui réconforte, qui console. Qui ne comprend pas mais ne cherche pas à trouver une raison. C’est leur choix. Respectons le.

Ca m’aura au moins permis de me réconforter avec l’Eglise. Un prêtre jeune de près, mais loin d’être beau. Un sermon marquant, illustré d’exemples frappants, des paroles d’amour et de réconfort. Il me ferait presque revenir sur ma situation extrémiste anti-cléricale....





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vendredi 31 août 2007

Honte

Brioche_Chondre_1Fcrank a des vertus insoupçonnées. Lire son blog, c'est un peu commeBrioche_Chondre manger une brioche pralinée rose de chez Chondre. Y a plus une miette en un après-midi...
Un délice pour les papilles, un régale pour les neurones, un plaisir pour son psyché.
Ses premières fois font rire, réfléchir. Et quand il ouvre son lieu intime aux autres, c’est la boîte de Pandor qui se déverse en flot intense...
Avec mon premier toucher rectal, il proposait, depuis fort longtemps, un nouveau thème. La Honte.

Je me livre ici. Pas facile...




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mercredi 29 août 2007

Twin

Twin_copie

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lundi 27 août 2007

Auto-rupture

Cela avait débuté sûrement trop vite. Le Prince Charmant idéal, attentionné, présent, discret, sportif, inventif, tendre et attirant.

Mais les heures passées à l’hôpital, malgré mon insatiable envie de le serrer dans mes bras, y ont mis un terme. Prématurément.

Il a choisi la voie du courriel : " j'ai mis le double des clefs sur le micro ondes "...

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mercredi 27 juin 2007

Paratonnerre

ParatonnerreAprès être convaincu intimement d'être la cause aux malheurs de mes patients, après m'être aperçu que mes Chefs refusent d'être de garde avec moi, tant j'attire les problèmes, es prélèvements, les décès, les expérimentations nouvelles et futuristes en terme de réanimation médico-chirurgicale, je me rends compte aussi qu'en plus d'être surnommé "Le paratonnerre à merdes" du service, je le suis aussi réellement dans ma vie privée.
"Paratonnerre à connards" dans un milieu de brutes où l'offre est tellement supérieure à la demande que cela ôte toute honnêteté intellectuelle, toute franchise à l'égard de l'Autre.
J'ai accumulé en 9 mois ici 3 mecs (ce qui bien sûr fait baisser mes statistiques initiales) qui, à premier abord, n'étaient que douceur et volupté. Je manque totalement de discernement. Ce qui m'ennuie et m'effraie.
Mais une fois l'orgasme atteint, le détalement est rapide, les coups de fils sont sans réponse, les mails disparaissent, les pseudos aussi.
La chute est alors plus grande, l'hématome ainsi formé plus difficile à se résorber.

Posté par Esculape à 06:56 - Vie privée - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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