Photo_Ponction_lombaireSemaine des exploits, et non pas seulement footballistique.

Record dans l’accueil dans mon dernier (espérons-le) service au CHU. Ambiance excellente, intégration optimale, immersion scientifico-technique dans les méandres de la réanimation.

Record dans mon inaptitude croissante à ne plus comprendre aucun examen biologique, à me mélanger les pinceaux devant une dysnatrémie, à rater ce que j’entreprends. Dernier échec : ma première ponction lombaire chez une patiente intubée-ventilée, qui ne bougeait pas, n’était ni trop maigre, ni obèse. L’assistante a réussi le geste du premier coup...

Record aussi à me faire remarquer lors du staff du jeudi. A part mes connaissances en matière de football, mon Chef a tenu que je donne mon avis à propos d’un de mes patients, sur une limitation de soins, l’absence d’acharnement thérapeutique, « l’engagement minimal » comme ils disent. J’ai expliqué mon point-de-vue, argumenté mes propos et j'ai aussi un peu provoqué, osant prononcer le mot maudit, tabou : euthanasie. Résultat : je suis déjà convoqué dans son bureau la semaine prochaine...

Rajout. Record aussi pour se faire inviter chez un médecin pour une bouffe entre collègues. Grillades prévues avec les internes et les assistants lundi. HellCat en est toute émoustillée. Mais pourquoi chercher à se faire des relations alors que j'espère quitter la région bientôt ?

Record aussi à l'entraînement. Même si la fatigue ne me quitte pas, que les jambes ne veulent pas trouner vite, que les bras ne souhaitent plus forcer, j’en profite pour travailler le foncier. Record donc dans le nombre d’heures passées sur une selle (et non pas à selle !) dans la semaine. Et je rentre content de ma sortie de course à pied d’une vingtaine de kilomètres, où je me suis payé le luxe de doubler Y., vététiste amateur et accessoirement aide-soignant dans mon service.

Mais pour finir sur une note négative, je dois rater LE match de l’année pour m’occuper de mes chers papys et mamies. Encore 44 heures en résidence à faire boire, écouter, soutenir et saupoudrer le tout de quelques sauces chimiques quand je ne suis pas assez efficace.

Bon week-end !